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 "You don't own me, don't tie me down 'cause I'd never stay" - [Niels Lokisson]

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MessageSujet: "You don't own me, don't tie me down 'cause I'd never stay" - [Niels Lokisson]   Mar 12 Déc - 19:14

Terika ne parvenait pas à distinguer en détail l'homme qui se tenait devant elle ; il n'était pour l'instant qu'une forme floue et imprécise. A moitié sonnée par le coup qu'elle venait juste de se prendre au visage, elle n'en menait pas large.
Si sa mère pouvait la voir actuellement, elle ne serait pas fière de sa fille, attachée les mains dans le dos et traînée à travers les bois comme une vulgaire esclave. D'ailleurs c'est pour cela qu'on la prenait, une esclave.

Pour être tout à fait honnête la poisse l'avait collée depuis le moment où elle avait posé l'orteil au pays des Contes. Pour commencer elle s'était retrouvée bien stupide en manquant de se faire écraser par une voiture à peine une heure après sa sortie du lac. Elle qui était persuadée que le monde des contes ressemblait... Eh bien, à ce qui était décrit dans les contes -chevaliers, forêts enchantées et tout le tintouin- ne s'était certainement pas attendue à ce que les premiers habitants qu'elle croise soient des ados en jean mâchonnant des chewing-gums, leur portable à la main. Ils n'avaient d'ailleurs pas tardé à la pointer du doigt et à se moquer de ses vêtements on ne peut plus démodés et qui était loin de passer inaperçu, alors que c’était la raison exacte qui l’avait poussée à les enfiler dans un premier lieu.
Elle s’était éloignée de la foule pour se changer en un claquement de doigt, un sort magique on ne peut plus basique elle le connaissait avant même de savoir lire, mais rien ne s’était passé. Rien, nada, nichts, nitchievo… C’était comme si elle percutait un mur mental dès qu’elle essayait d’utiliser ses sorts. La malheureuse avait été obligée de prendre la fuite dans le bois jouxtant le village, car la dernière chose qu’elle voulait c’était qu’on lui pose des questions. Elle s’était mise à errer pendant environ une heure en réfléchissant sur le pourquoi du comment de sa condition sans trouver une seule réponse qui la satisfasse. La nuit était presque entièrement tombée lorsqu’à force de déambuler, elle tomba sur une petite ferme isolée. Elle hésita un instant à frapper à la porte de la maisonnette, puis opta finalement pour la grange, malgré son ventre qui gargouillait furieusement. Elle avait besoin d’être seule et surtout son orgueil la poussait à se débrouiller sans l’aide de personne. Elle n’avait pas quitté sa maison pour appeler à l’aide à la première difficulté.
Ce n’est qu’une fois qu’elle s’allongea dans le foin qu’elle se rendit compte à quel point ses jambes l’élançaient à force de marcher. Elle s’endormit presque immédiatement, non sans une pensée pour sa maison qui lui manquait déjà.

Terika fut tirée du sommeil ce qui lui semblait à peine quelques heures plus tard par des hurlements agressifs. Elle eut tout juste le temps d’ouvrir les paupières qu’une main calleuse la tirait brusquement par le bras pour la sortir de son lit improvisé. Le fermier n’était visiblement pas content de trouver un clandestin dans son foin. Du moins c’est ce qu’elle crut comprendre mais la façon dont l’homme aboyait en postillonnant à quelques centimètres de son visage ne le rendait pas facile à comprendre. Reprenant peu à peu ses esprits elle essaya de s’expliquer sans pour autant réussir à se dégager de son emprise. Terika maudit ses pouvoirs absents, en temps normal elle aurait pu imaginer aisément un bon millier de façon de se débarrasser de lui. A défaut de pouvoir l’envoyer valdinguer à plusieurs mètres de là, elle tenta de s’excuser pour la gêne occasionnée, qu’elle n’était pas une voleuse et qu’elle souhaitait simplement aller de son petit bonhomme de chemin. A ces mots il changea radicalement d’attitude. Ses yeux exorbités se plissèrent en une expression soupçonneuse et il la détailla de haut en bas. Terika se retint fortement pour ne pas lever les yeux au ciel, encore une fois ses vêtements saugrenus allaient lui porter préjudice. Cela ne manqua pas, le fermier lui demanda d’où sortaient ses guenilles, la concernée trouva le terme légèrement exagéré mais ne dit rien à ce sujet, et se contenta de bafouiller une excuse absolument pas convaincante et qui ne départi pas l’homme de son expression sceptique. Il lui demanda ensuite d’où elle venait et sa réponse ne fut pas beaucoup plus éloquente, elle lui raconta en revanche qu’elle était à la recherche de son frère disparu en espérant que cela attise quelque sentiment de pitié, en supposant qu’il était capable d’une telle émotion. Il la fixait avec intensité et Terika se demanda quels genres de rouages étaient en train de s’activer sous sa caboche. C’est à ce moment-là que l’estomac de la fugueuse se mit à gargouiller avec l’intensité d’un moteur de moissonneuse-batteuse ce qui eut au moins pour don de le sortir de sa rêverie. A la plus grande surprise de la jeune fille il la lâcha et l’invita à prendre un bol de soupe à l’intérieur de la maison. Elle le suivit, une petite voix au fond de son crâne lui soufflait que ce n’était pas une si bonne idée de suivre un inconnu chez lui mais les plaintes de son ventre vide étaient plus fortes. Une fois devant le bol de soupe tant promis (et il y avait même ajouté une tranche de pain et un bout de fromage) il l’abandonna quelques minutes pour passer un coup de fil. Tout en raclant le fond du bol avec sa cuillère, Terika se dit que le bonhomme bien que rustre au premier abord n’était peut-être pas si méchant finalement. Comme s’il avait pu lire dans ses pensées, c’est ce moment qu’il choisit pour revenir dans la cuisine et lui annoncer qu’il connaissait peut-être quelqu’un pouvant l’aider pour retrouver son frère. Terika n’en croyait pas ses oreilles, sa quête allait se finir plus tôt qu’elle le pensait en fin de compte. C’est avec un grand sourire qu’elle s’empressa de sauter dans son 4x4. Ils roulèrent longtemps, assez longtemps pour qu’elle finisse par tomber dans les bras de Morphée bercée par les cahots réguliers du véhicule. Quand elle se réveilla ils étaient à l’arrêt au bord d’un petit sentier qui s’enfonçait dans les bois. Le fermier, qui d’ailleurs s’appelait M. Morel, lui expliqua brièvement que la personne qui pouvait l’aider vivait dans ces bois. Au bout de 20 minutes il fallut s’éloigner du sentier pour s’enfoncer profondément dans la forêt. Terika fut assaillit par le doute et commença à lui poser des questions. L’homme était à présent fébrile et agité ; il avait perdu sa contenance d’un peu plus tôt. Le voyant dans cet état elle lui dit que finalement non merci, c’était très gentil de s’être dérangé mais elle se débrouillerait toute seule. A ces mots il se jeta sur elle, pour lui attacher les mains avec une corde qu’il avait dans son sac depuis tout ce temps, tout en répétant qu’il était loin d’être dupe et qu’il savait très bien ce à quoi ressemblait une esclave Viking en fuite. Avec des yeux horrifiés la jeune fille se dit que le pauvre homme avait complètement pété un boulon. Elle tenta bien d’utiliser sa magie pour l’assommer mais toujours sans résultat, enfin une branche tomba brusquement d’un gros chêne tout près d’eux sans qu’elle arrive à savoir si elle en était la cause ou si c'était l'effet d'un hasard ironique. Elle l’avait suivi sans broncher pendant peut-être encore une heure de plus, jusqu’à ce qu’un moment d’inattention de sa part (il semblait chercher son chemin sur une carte) soit l’opportunité parfaite pour une tentative de fuite. Malheureusement le fermier ne mis pas longtemps à la rattraper. Elle tenta de se débattre mais cela ne se résulta que par un violent coup de coude dans le visage qui lui ouvrit la lèvre et la gencive et la laissa à moitié sonnée.

Et c’est ainsi qu’il la traîna, dans les vapes et le menton complètement en sang, devant la grande forme floue aux contours humains. Le fermier s’agita en la pointant du doigt : « Esclave… Esclave s’enfuir. » l’entendit-elle dire en articulant exagérément chaque mot. Elle plissa les yeux pour mieux voir la haute silhouette qui se tenait devant-elle et il prenait de plus en plus le tracé d’un guerrier Viking aux airs peu avenants, probablement la sentinelle d’un campement se trouvant dans les alentours, M. Morel n’était peut-être pas aussi barjo qu’elle le croyait finalement.
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MessageSujet: Re: "You don't own me, don't tie me down 'cause I'd never stay" - [Niels Lokisson]   Mar 12 Déc - 20:11

Les vikings avaient établis un campement un peu plus solide, dans une petite clairière au milieu des bois. Des barrières et des piques en bois faisaient office de remparts pour le moment, ça et des sentinelles armées jusqu'aux dents faisait l'affaire. L'un ou l'autre viking avait amené son ours ou ses chiens dans son voyage. Les vikings avaient capturés des chevaux, des poules et des chèvres dans le village qu'ils avaient attaqués en débarquant sur le sol, la ménagerie était bien fournie, suffisamment pour subvenir aux besoins des hommes.
Des tentes étaient érigées autour de ce vieux village isolé et quasiment désert qu'ils avaient trouvé. Ca avait plus ressemblé à un mini quartier qu'à un village entier, ils n'avaient trouvés la, en plus d'une vieille maison en ruine, une ancienne église presque entièrement dépouillée de ses biens et quelques petites maisonnées alentours qui avaient dut plus servir aux pélerins de passage qu'à une famille permanente.
C'était dans l'ancienne église que Niels et une grande partie des hommes avaient décidés d'élire domicile. Les bancs qui restaient avaient été soit réduit en petit bois pour le feu soit repoussés dans un chaos presque organisé. Derrière ces pseudo barrières de bancs on pouvait appercevoir des peaux de bêtes joncher le sol, des lits de fortune dont les hommes se contentaient grandement. Certains avaient pris la peine de monter des tentes tout autour de l'église et des maisons, les petites maisons quand à elles avaient été reconvertit tantôt en armurerie tantôt en infirmerie, certaines abritaient d'autres soldats pour les nuits. L'une des maisons servait même pour les animaux, un enclos facile pour les poules et les chèvres. Les quelques esclaves qu'on avait fait se trouvaient près de leurs maîtres ou forcés de dormir à même la pierre. Chacun était responsable du sien, c'était la règle.

On annonça à Niels la présence d'un homme venu ramener une esclaves. Les hommes qui le lui annonçait riaient déjà. De toute évidence elle n'était pas des leurs. Niels leur intima d'amener l'homme et l'esclave dans l'église, là où il se trouvait.
Niels était assis sur l'autel, comme s'il s'agissait d'un trône. Appuyés sur les bras il observait l'homme entrer, suivit de peu par la fille. En effet, s'ils avaient eut une esclave de cette couleur-ci il s'en serait souvenu. Il esquissa un petit sourire un coin. Un peu d'exotisme ne pouvait pas faire de mal. Elle n'avait pas le visage aussi noir que la moitié de celui de sa demi-soeur Hel, et la peau bien moins pourrie. Il fit signe à l'homme d'avancer encore un peu. Un grand ours brun se trouvait dans un coin de la salle, à gauche de l'autel, près d'un garde à la carrure aussi grande que la porte d'entrée à tel point qu'il était difficile de l'imaginer avoir put entrer dans l'église. A côté de lui Niels était terriblement fin et menu, et pourtant... Il avait le haut du corps suffisamment musclé pour étrangler n'importe qui en un temps record. Il était vêtu aussi simplement que n'importe lequel de ses hommes si bien qu'il était difficile de savoir s'il était bien leur chef. Ce qui le distinguait des autres n'était pas physique, ça relevait plus de l'aura. Il dégageait quelque chose de dangereux, peut-être même d'effrayant. Il transpirait la puissance et l'assurance. L'une de ses manches était légèrement relevée et on pouvait appercevoir un tatouage visiblement assez frais, des runes et des courbes s'entremêlaient et se mêlaient et on pouvait y voir quelques formes plus réaliste. On devinait la un corbeau... ou un serpent, peut-être les deux.

- J'écoute. Il semblait maîtriser suffisament la langue de ce continent, contrairement à une partie de ses soldats.
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MessageSujet: Re: "You don't own me, don't tie me down 'cause I'd never stay" - [Niels Lokisson]   Mar 12 Déc - 22:05

Le « Viking », puisque apparemment c’en était vraiment un, ne prit même pas la peine de répondre au kidnappeur de Terika et se contenta de leur faire signe de le suivre avec un regard dur qui ne laissait filtrer aucune expression. Morel lui emboîta le pas avec un petit sourire de triomphe, et si la jeune fille était en bien mauvaise posture, elle doutât que cela finisse bien pour lui non plus. Ce n’était pas une certitude, juste un pressentiment. Elle essaya de le prévenir, qu’il était encore temps de rebrousser chemin mais cela ne lui valut qu’une claque puissante qui lui fit cracher un long jet de sang sur la chemise de son bourreau. Il ne sembla pas le remarquer et la tira de plus belle à la suite du guerrier. Ils entrèrent dans le campement qui était en réalité beaucoup plus aménagé que ce à quoi la captive s’était attendue. En plus des tentes, il y avait plusieurs enclos renfermant une ménagerie très variée, et ils avaient monté leur campement autour d’une petite église isolée et quelques maisons à moitié en ruines mais qui avait le mérite de les abriter complètement de l’humidité. Leur guide se mis à converser avec certains de ses compagnons d’arme pour expliquer la situation et la mage en profita pour tendre l’oreille. Elle se rendit compte qu’elle arrivait à saisir quelques mots ici et là. Grâce à sa connaissance poussée du Norvégien et du Suédois, elle pouvait saisir le sens global de certaines phrases prononcées par les Vikings de la même façon qu’un français peut comprendre certaines conversations en Espagnol sans en avoir appris la langue. Terika ne fit aucune remarque et se contenta d’écouter en silence, cela pourrait peut-être jouer en sa faveur plus tard. Du moins elle l’espérait fortement.
En attendant le guerrier semblait demander à ses comparses où est-ce que se trouver leur chef (« Jarl » ça c’était un mot qu’elle connaissait) et la petite église lui fut indiqué. Sur le chemin la captive demanda au fermier ce qu’il comptait bien retirer de cet échange. Cette fois il daigna lui répondre :

- Les Vikings payent en or, tu fais de moi un homme riche ma petite.

Terika le regarda avec une moue dubitative, du moins autant que le lui permettait sa lèvre fendu. Ils pénétrèrent dans l’église et sans surprise le lieu de culte qui était autrefois un sanctuaire pour nombre de paroissiens était dans un chantier sans nom. Tout objet chrétien avait disparu sauf peut-être ceux qui n’avaient aucune valeur et avaient été poussé dans un coin où ils ne gêneraient pas. Plus aucun des bancs qui accueillaient habituellement les croyants n'était à leur place et avaient été dégagés pour laisser place à des peaux de bêtes. Ils étaient au centre de tous les regards et malgré sa situation la jeune fille était trop fascinée par tout ce qu’elle voyait pour encore ressentir de la peur.
Quand l’homme trônant sur l’autel fit signe à Morel de s’avancer, Terika passa d’une main à l’autre mais ne broncha pas et profita du fait que toute l’attention ne fut pas sur elle pour le détailler. A n’en pas douter c’était lui le Jarl qui commandait toute cette troupe de grands gaillards. Non pas qu’il ait un quelconque signe distinctif dans son apparence, mais cela se voyait à la considération avec laquelle le traitaient les hommes présents, il était craint à n’en pas douter, ainsi qu’à la façon dont il se tenait la tête haute et le regard perçant qui se posait actuellement avec dédain sur son interlocuteur. Le fermier lui aussi avait sûrement senti cette aura qu’il dégageait car son ton était tout à coup moins assuré.

- J’ai trouvé cette fille dans ma ferme, dit-il en pointant la concernée du doigt, vu ses vêtements je me suis dit qu’elle était forcément une de vos esclaves votre… euh… majesté. Elle essayait de me voler…

A ces mots le sang de la prisonnière ne fit qu’un tour. Elle savait déjà que le fermier était un idiot, mais elle ne l’imaginait pas menteur ; surement qu’il espérait recevoir une compensation plus conséquente. Elle qui ne tenait pas spécialement à se faire remarquer ne put s’empêcher de réagir, elle aurait probablement sauté sur l’agriculteur pour le frapper si le guerrier Viking qui les avaient accompagnés ne la tenait pas aussi fermement.

- Cet homme est un menteur! s’écria-t-elle bêtement crachant du sang sur le sol à ses dépens, puis se souvenant à qui elle s’adressait elle ajouta avec plus de respect, c’est faux, Jarl.

Sa lèvre ouverte lui faisait mal à chaque consonne et rendait la prononciation difficile. De plus le sang ne s’arrêtait pas de couler et une tache écarlate commençait à présent à s’étendre sur la chemise.
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MessageSujet: Re: "You don't own me, don't tie me down 'cause I'd never stay" - [Niels Lokisson]   Mar 12 Déc - 23:17

Niels se redressa légèrement pour les scruter d'avantage. Il laissa échapper un petit pouffement, à la limite du rire lorsqu'il l'appela majesté. C'était parfaitement ridicule. Il fit signe à deux de ses hommes d'approcher avant de leur murmurer quelque chose dans leur langue. Aussitôt terminé il reporta son attention sur le fermier et la prisonnière. Les deux hommes passèrent devant eux avant de se diriger vers la grande porte. L'un sortit et l'autre resta devant, bloquant la sortie.

- Une voleuse hmm ?

Elle saignait, fort. Elle perdait pas mal de sang sur le sol compte tenu de la blessure qu'elle avait. Niels se pencha en arrière et tourna la tête, comme pour faire craquer sa nuque tandis que l'esclave parlait.

- Pourquoi est-elle encore en vie alors ? Il esquissa un petit sourire sournoi, fixant l'homme droit dans les yeux, le mettant sans nul doute mal à l'aise.

L'homme perdait sa contenance à vu d'oeil, que ses jambes fléchissent n'aurait étonné personne.

- Tu veux surement de l'or en récompense, je me trompe ? Pour nous avoir ramené une esclave en fuite.....

Il attrapa sa hache de jet posée à côté de lui et l'observa, la faisant tourner sous un rayon de lumière qui traversait les carreaux brisés.

- Elle ne vient pas de chez nous, mais merci pour le cadeau. Tu peux t'en aller maintenant.

Il ne prit pas la peine de le regarder et lui fit simplement signe de la main de partir. Il n'allait rien lui donner, il n'en avait aucunement l'intention. Personne dans la salle ne bougeait pour lui amener quoique ce soit. Personne ne le considéra. Le guerrier lâcha l'homme et poussa la jeune femme à avancer un peu plus près de l'autel, attendant que Niels lui dise de venir.

- Je.... et mon or ? articula maladroitement le fermier.

- Tu ne m'as ramené aucun de nos esclaves. Tu veux que je te paye pour celle-ci ?

Il fit signe à l'un des guerriers qui s'avança vers l'étranger. Le viking sortit une croix en or, dérobée dans cette église.

- Fais le lui voir de plus près. ordonna Niels dans sa langue. Sitôt le viking enfonça la croix dans l'orifice oculaire du fermier. Tandis qu'il hurlait, le jarl éclata de rire. Il fit signe au viking de le faire avancer jusqu'à lui, une fois à portée de main il lui attrapa le nez et le trancha doucement et par petits à-coups avec sa hache, le soldat maintenait l'homme pour l'empêcher de reculer. Niels jeta le bout de chair en direction d'un corbeau posé plus loin dans l'église. Il poussa ensuite l'homme et ordonna à l'autre viking de faire avancer la jeune fille vers lui tandis qu'on ramenait le fermier jusqu'à la porte.
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MessageSujet: Re: "You don't own me, don't tie me down 'cause I'd never stay" - [Niels Lokisson]   Mer 13 Déc - 0:56

Le Jarl ne s’adressa pas un seul instant à Terika malgré son intervention véhémente. Il parlait d’elle avec le fermier comme si elle n’était pas dans la pièce ou pire, comme si elle n’était qu’un tas de viande. Quel petit prétentieux, la veille encore elle lui aurait fait avaler son épée chauffée à blanc rien que pour l’avoir regardée de travers… mais aujourd’hui elle devait se contenter de le fusiller du regard. Elle remarqua d’ailleurs son petit manège. La porte était maintenant surveillée par un mastodonte prêt à en découdre, ils étaient faits comme des rats. Morel était en pleine conversation avec le Jarl toujours assis sur l’autel et n’avait même pas remarqué qu’il était pris au piège dans une église pleine de vikings patibulaires. La jeune femme quant à elle regardait autour d’elle tout en pesant ses options de fuite. Il n’y en avait hélas pas beaucoup. Peut-être que si elle arrivait à s’approcher de l’ours elle pourrait s’en faire un allié. Si elle avait perdu ses pouvoirs elle n’avait en revanche pas perdu sa capacité à converser avec les animaux (bien que converser fût un grand mot, les échanges avec les bêtes tenaient plus du partage émotionnel que de vrais dialogues). En tout cas sa présence la rassurait quelque peu. Les animaux étaient incapables de la même fourberie que les hommes ce qui les rendaient infiniment moins dangereux que leurs lointains cousins à deux pattes. Elle fut de toute façon dérangée dans ses calculs par son geôlier qui la poussait en avant, vers son chef.

Quand Morel insista pour recevoir une récompense, l’inconscient, l’apprentie-fée n’eut pas besoin de comprendre la langue viking pour savoir ce qui allait se passer. Elle le regarda se prendre une croix dans l’œil en frémissant à peine. Pour être tout à fait honnête il l’avait bien cherché et elle avait du mal à ressentir de la pitié pour lui. En revanche, lui couper le nez était peut-être too much au goût de Terika qui avait maintenant vu assez de sang pour une journée. Elle croisa les bras avec une mine dégoutée… Ses liens. Elle regarda ses mains avec un air ahuri, puis autour d’elle. La corde qui lui retenait les mains quelques instants plus tôt avait disparue. C’était bien le comble, quand elle voulait faire de la magie, elle n’y arrivait pas et quand elle en faisait, elle ne s’en rendait même pas compte. Elle remit ses bras dans leur position initiale et les plaça dans les plis de sa robe pour donner l’illusion qu’elle était encore attachée, fort heureusement le Jarl, trop occupée par sa séance de rhinoplastie, ne semblait pas avoir remarqué son petit moment d’égarement consterné. Elle n’eut pas un regard de pitié pour le fermier lorsqu’on le repoussa dans un coin avec un œil et un bout de nez en moins. Ses gémissements en revanche allaient vite devenir insupportables.

Quand on la tira de nouveaux pour la mettre face à face avec le Jarl, elle se contenta pendant un moment de l’affronter du regard sans rien dire, en plantant ses yeux sombres dans ceux, glacés, du viking. Après s’être toisés mutuellement pendant un moment elle finit par rompre le silence :

- Qu’est-ce que vous comptez faire de moi ? Me garder comme esclave ?

Elle eut un petit rire qui s’éteint en un gargouillement incertain à cause du sang dégoulinant dans sa gorge puis se transforma en quinte de toux rauque qui aspergea de petits postillons sanglant tout ce qui se trouvait à moins d’un mètre devant-elle.

- En tout cas je veux bien un peu d’eau avant de m’étouffer dans mon sang. Vatr ?

En ce moment même Terika se maudissait d’avoir repoussé son apprentissage des runes pour privilégier celle de l’araméen. A sa place, Viviane aurait tout à fait pu se faire passer pour une des leurs… en même temps elle avait vécu l’époque des Vikings et parlait couramment le norrois, sa fille adoptive n’avait pas cet avantage. Pourquoi était-elle tombée sur des Vikings et pas des Celtes ? Le celte étant la langue parlée sous le Lac, et qu’elle considérait comme sa langue maternelle, sa situation ne serait surement pas aussi précaire…
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MessageSujet: Re: "You don't own me, don't tie me down 'cause I'd never stay" - [Niels Lokisson]   Mer 13 Déc - 20:02

Ils se fixèrent pendant un petit moment. Ils contrastaient plutôt bien. Peau pâle et yeux bleux perçants, peau brune et yeux sombres. Elle dénotait entièrement avec la population alentour.

Le fermier fut ramené jusqu'à la porte, la passa en hurlant puis la porte se referma, étouffant ses cris. Finalement ce fut un bruit sourd qui acheva ses paroles. Ce qu'il advient du fermier ? Les cochons pourront peut-être en donner la réponse.

Un nouveau silence s'installa dans l'église, jusqu'à ce que la jeune esclave s'exprime une fois de plus. Elle parlait un peu trop pour le moment, sans doute ne savait-elle pas encore ce qui l'attendait.

- C'est l'idée. Toi esclave. Moi maître. Ca te va ? Ou tu préfères Hagbard ? Il lui désigna un type d'une tête plus grand qu'elle, le dos légèrement vouté et l'allure peu avenante, le dénommé Hagbard en personne. Il observait déjà la jeune fille avec un oeil lubrique.

Lorsqu'elle prononça un mot en vieux norrois Niels esquissa un petit sourire en coin, voila qui était intéressant. Il fit signe à l'un de ses hommes et lui répéta ce que la demoiselle avait demandé. Il n'allait pas la laisser mourir de soif, pas tout de suite.
C'est à Niels qu'on amena le verre d'eau, pas à la jeune femme. Il le lui tendit, ne la lachant pas un instant du regard. Avant de lui céder le verre il s'exprima dans sa langue à elle.

- Ton nom ?

Il allait très certainement l'oublier d'ici peu de temps, se contentant par la suite de la nommer simplement esclave ou ambát lorsqu'il oublierait de traduire.


Dernière édition par Niels Lokisson le Jeu 14 Déc - 21:42, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: "You don't own me, don't tie me down 'cause I'd never stay" - [Niels Lokisson]   Jeu 14 Déc - 1:20

Terika tourna la tête vers le dénommée Hagbard et lui lança un regard chargé de haine. Hors de question qu’il pose ses sales pattes sur elle. La captive nota que c’était la première fois que le comte daignait lui adresser la parole directement. Elle était néanmoins surprise d’apprendre que le Jarl avait l’intention de la garder pour lui, elle s’attendait à ce qu’il la jette en pâture à un de ses hommes. Connaissant l’importante position du Jarl dans la société Viking, elle en aurait presque été flattée si cela n’avait pas été sa liberté qui était remise en cause. L’ennui en revanche, est que cela allait rendre une future tentative d’évasion plus ardue. Si certains de ses guerriers ne semblaient pas être des flèches, lui en revanche n’était clairement pas le genre d’homme que l’on pouvait duper aisément. Elle attendit qu’on lui apporte son eau avec, malgré elle, une lueur de défi dans le regard, visiblement adressée à son nouveau « propriétaire » qu’elle fixait sans discontinuer, à l’affut de la moindre expression pouvant perturber son visage impassible.

- Sif, s’entendit-elle répondre à sa propre surprise à la question du Jarl.

Elle s’empara du gobelet pour cacher son trouble sans plus chercher à dissimuler ses mains déliées. Elle n’avait pas entendu ce nom depuis… des dizaines d’années au moins. Magnus le lui avait trouvé alors qu’il peinait un peu à prononcer le nom de Terika correctement. Quand la jeune fille en avait parlé à sa mère, celle-ci avait éclaté de rire avec un scintillement malicieux dans le regard. A l’époque les deux jeunes gens ne se fréquentaient pas encore et quand la jeune mage avait découvert la signification de son nouveau nom elle avait disputé le jeune norvégien en lui disant qu’il prenait ses rêves pour des réalités. Et il ne l’avait plus jamais appelée autrement depuis ce jour.
Repenser à Magnus lui serra le cœur. Elle était partie de Norvège en 1941 et ne l’avait plus jamais revu de son vivant et n’avait remis les pieds dans ce pays Scandinave que pour ses funérailles, 15 ans plus tôt.

Afin de reprendre un peu d’assurance, elle entreprit de se concentrer sur son verre d’eau. Elle tourna le dos au Jarl pour faire quelques pas vers l’ours qui s’était excité à la vue et l’odeur du sang versé quelques minutes plus tôt. Dressé sur ses pattes arrière, il faisait presque deux fois la taille de la métisse et la regardait en grognant dangereusement. Terika se sentait parfaitement calme et apaisée, elle laissa doucement couler son regard dans celui de la bête. L’échange dura à peine quelques secondes, l’ours retomba sur ses quatre pattes, elle avait la permission d’approcher. Elle s’accroupit à ses côté et pris une première gorgée d’eau pour se rincer la bouche qu’elle cracha dans la litière de l’animal. Ainsi elle ne salissait pas la pièce plus qu’elle ne l’était déjà et elle passait moins pour un insolente que si elle avait craché aux pieds du Jarl. Non pas que l’hypothèse d’être son esclave l’enchantasse mais il était inutile de trop partir dans la provocation. La deuxième et la troisième gorgée, elle les avala en prenant le temps d’en apprécier chaque goutte. Avec le reste d’eau qui se trouvait au fond de la coupe de bois, elle entreprit de se débarbouiller le visage. La lèvre la lançait mais ne saignait presque plus, en revanche elle senti du bout de ses doigts qu’elle avait bien enflée. Malgré l’eau, elle avait encore un goût de fer dans la bouche mais sa gencive n’avait rien de grave, elle finirait bien par cicatriser elle-aussi, et probablement bien avant sa lèvre. Elle avait essayé de se coiffer avant de pénétrer dans le Monde des Contes mais son chignon n’était désormais qu’un lointain souvenir, des touffes de cheveux s’en échappaient de-ci et là ; elle acheva de les lâcher complètement, de toute façon ce ne serait pas ici qu’elle serait jugée pour sa tignasse, certains des hommes ici présents avaient le menton deux fois plus fournis que son crâne. Elle se releva enfin en passant sa main dans la fourrure sombre et épaisse de l’ours ce qui acheva de le calmer complètement. Elle se tourna vers celui qui se proclamait comme  étant son nouveau propriétaire :

- Et toi, Jarl, quel est ton nom ?  demanda-t-elle d’un ton égal alors que l’ours entreprenait de lécher ce qui lui restait de sang sur les mains.
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MessageSujet: Re: "You don't own me, don't tie me down 'cause I'd never stay" - [Niels Lokisson]   Jeu 14 Déc - 22:01

Sif.... Ses cheveux bouclés et foncés dénotaient avec la chevelure d'or de Sif, l'épouse de Thor mais ça restait un nom simple à retenir, peut-être prendrait-il la peine de s'en rappeler.
Comme pour cacher une gêne, elle le fuya du regard et préféra fixer le gobelet. Il nota par la même occasion qu'elle avait à présent les mains détachées. Il chercha du regard ce qui l'avait maintenu jusqu'à présent mais ne vit rien. Il devrait la surveiller sur ce point et surement lui apprendre assez vite que fuir ne la mettrait que plus en danger s'il la rattrapait après.

Niels observa son petit manège. Il oscillait entre l'amusement et l'agacement face à l'aisance dont elle faisait preuve alors qu'elle venait d'apprendre qu'elle serait esclave. Il y a peu de temps, lorsqu'elle était arrivée avec le fermier, elle faisait moins la fière.
Le jarl se laissa un peu retomber en arrière, appuyé sur ses coudes. L'ours ne réagissait pas de façon agressive face à l'étrangère, chose très étrange pour le coup. Niels arqua un sourcil, attendant de voir la suite.
Elle calma complètement l'ours qui semblait à présent l'être vivant le plus paisible de la grande pièce. Avait-elle des pouvoirs ? Ou juste un don avec les animaux ? Ils le verront surement plus tard, lorsqu'elle aura pour tâche de s'occuper d'eux. Niels se demandait encore ce qu'il lui demanderait d'accomplir comme première corvée. Elle n'avait pas le profil d'une travailleuse de la terre, elle était mêem plutôt frêle de ce côté la. Sans doute servirait-elle plutôt au travail d'intérieur. Ménage, rangement, repas, ... jusqu'à ce qu'elle l'énerve un peu trop et qu'il décide de lui rappeler sa place en l'envoyant travailler dans la boue, les pieds dans la merde des porcs et des poules.

Lorsqu'elle lui demanda son nom, le jarl se redressa à nouveau, s'appuyant à présent sur ses mains et non plus sur ses coudes. Il restait cela dit dans une posture décontracté, comme s'il ne s'agissait que d'une discussion banale.

- Niels Slangeben. Retiens. Il ne traduit pas le surnom qui était devenu comme son nom. Elle découvrirait bien assez vite la signification, si ses bases en langue ne faisaient pas l'affaire.

Le jarl demanda quelque chose à Hagbard avant que celui-ci ne disparaisse un peu plus loin. Il fit ensuite signe à Sif d'avancer.

- Approche.

Lorsqu'elle fut assez près il l'inspecta une nouvelle fois, observant sa blessure à présent nettoyée par les soins de l'esclave elle-même. Puis Hagbard revint avec un collier en fer qu'il attacha sans ménagement au cou de Sif. Niels attrapa la fille par la machoire, la forçant à le fixer droit dans les yeux. Il eut un petit sourire mauvais, malin, effrayant....

- N'essaye pas de t'échapper. Un simple mise en garde qu'elle avait intérêt à écouter au risque de le regretter.
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MessageSujet: Re: "You don't own me, don't tie me down 'cause I'd never stay" - [Niels Lokisson]   Jeu 14 Déc - 23:48

Terika ne cilla pas lorsqu’il lui dit son nom. Niels, c’était plutôt simple à retenir il n’avait pas trop de soucis à se faire là-dessus. Quant à Slangeben… elle savait que les noms vikings avaient souvent des significations mais ses connaissances en Suédois et Norvégien n’étaient pas suffisantes pour en deviner le sens. Enfin si, en suédois cela voulait dire jambes-tuyaux mais elle doutât que ce soit la bonne traduction. Il dit ensuite quelque chose qu’elle ne comprit pas au gorille qui l’avait reluquée un peu plus tôt qui s’éloigna et lui fit signe d’approcher. Elle s’avança d’un pas tranquille, l’ours et elle s’étaient calmés mutuellement ; il était la seule présence non-hostile à son égard dans la pièce et cela la faisait se sentir un peu moins seule.

Elle se laissa observer sans broncher. Elle n’avait pas peur. Plus précisément elle ne savait pas ce qu’était la peur. Non pas qu’elle soit particulièrement téméraire et du genre à foncer au cœur du premier danger venu, mais plutôt qu’elle ne s’était jamais senti en danger de sa vie. Quand on a pour parents un mage aussi puissant que Merlin et une fée aussi protective Viviane il est difficile d’avoir l’occasion de se sentir particulièrement menacé. Pour être tout à fait honnête Terika n’était même pas sûre de pouvoir mourir (mais ne cherchait pas particulièrement à le découvrir dans l’immédiat). Depuis son réveil dans une grange elle avait été surprise, ennuyée, honteuse, reconnaissante, trahie, curieuse, énervée… mais pas le moins du monde effrayée.

Surprise, elle le fut encore quand elle senti se refermer sur elle les mâchoires d’un collier en acier. Elle vit du coin de l’œil que Hagbard était le responsable. Elle était si choquée qu’elle en resta interdite et ne réagit même pas quand Niels lui attrapa le visage pour lui lancer des menaces à la figure. Elle nota tout de même qu’il avait une poigne assez forte pour lui broyer la mâchoire d’une main si l’envie lui en prenait.
Il avait l’air de jubiler et son petit sourire plus que ses menaces eurent pour don de la faire entrer dans une colère noire. Dès qu’il l’eut lâchée elle serra le collier de ses deux mains comme pour l’arracher. Mais avec ses pouvoirs défectueux, elle n’était bonne a rien et ses entraves ne bougèrent pas d’un pouce. Sous le coup d’une rage folle, son visage devint rouge, sa vision se brouilla et un hurlement guttural qui n’avait pas grand-chose d’humain sorti de sa gorge. L’ours dans son coin de la pièce semblait calquer son attitude sur celle de la jeune fille et commençait à s’agiter.
Comment osaient-ils la traiter de cette façon… si elle avait seulement la moitié de sa puissance, elle leur aurait fait payer à tous. C’est d’eux qu’elle aurait fait ses esclaves. Et ce Jarl prétentieux qui se dressait sur son trône improvisé fier comme un coq, elle lui aurait réservé un traitement particulier qui lui aurait ôté le petit sourire satisfait de son visage. Si sa mère savait ce qu’ils étaient en train de lui faire subir, leur petite colonie minable serait rasée avant même que l’un d’eux n’ai le temps de dire « Odin ».

La frustration faisait monter les larmes aux yeux de Terika et lui donnait la nausée. Toujours agrippée au collier comme si sa vie en dépendait, elle tomba à genoux sans détacher ses yeux de ceux du Jarl, le foudroyant du regard.
Elle se senti brièvement tirée en arrière puis un cri rauque lui fit tourner la tête. Hagbard se tenait le poignet et la regardait comme si elle était le diable en personne. Au bout de ce poignet se tenait une main dont la paume était complètement brûlée. Il avait dû essayer de la tirer par son entrave au cou pour la relever et… Terika reporta son attention sur son collier et constata avec stupéfaction qu’il était chauffé à blanc. A vrai dire son col commençait un peu à sentir le cramé.
Elle fronça les sourcils avec agacement. Ce n’était pas du tout ce qu’elle avait voulu faire et cela ne la lui servait en rien dans sa situation.

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MessageSujet: Re: "You don't own me, don't tie me down 'cause I'd never stay" - [Niels Lokisson]   Ven 15 Déc - 0:36

Lorsqu'il la lacha, la situation pris une tournure totalement imprévisible. Au lieu de baisser la tête et d'accepter son sort en faisant profil bas, Sif explosa dans une rage immense. Elle le foudroya du regard, soutenant celui du viking. De la haine, pure et simple. Niels pris ça pour un défi et plongea ses yeux glacés dans ceux en feu de la demoiselle, un brin d'espièglerie dans son regard. Il trouverait presque ça amusant.

Elle finit par pousser un cri inhumain, une ode à la rage qui se mêla très vite à l'attitude de l'ours. Il s'agitait, tout comme le corbeau dans le fond de la pièce et quelques hommes qui regardaient à gauche à droite, cherchant à comprendre ce qu'il se passait sous leurs yeux. Niels fronça les sourcils et serra les dents. Il était face à un volcan et si un coup de poing dans la figure, droit dans son nez déjà abîmé aurait put suffire, il préféra observer, immobilisé dans l'attente de ce qui se passait sous ses yeux. Le défi dans son regard se changea en fascination. Elle agissait comme s'il n'y avait personne autour d'elle ou plutôt comme si elle s'en fichait pas mal.
Elle se laissa finalement tomber au sol mais ne le quitta pas du regard. Elle l'avait tenace. Lorsqu'enfin Hagbard tenta de la tirer en arrière il se ravisa, dans un réflexe humain. Niels releva les yeux vers lui, interrogateur. Il vit sa main et une marque. Il la secouait frénétiquement pour la refroidir. Il était brûlé. Comment était-ce possible ?
Le jarl reposa rapidement son regard sur l'esclave et constata qu'elle aussi était surprise. Son collier était rouge, comme s'il venait d'être retiré des flammes. Niels était intrigué. Il s'appuya sur ses bras pour descendre de son trône improvisé et se retrouva à terre, à la même hauteur que Sif. Il s'avança un peu et surtout il tendit la main vers le collier en question. Il le saisit pour s'assurer lui même de ce qu'il en était. Chaud, il était terriblement chaud. Niels ne brûlait pas mais sentait la chaleur qui s'en dégageait. Il releva finalement les yeux vers le visage de l'esclave et planta son regard dans le sien. Qu'est-ce qu'elle était ? Une esclave de grande valeur, ça c'était certain.

- Sortez-le. Intima-t-il à ses hommes en vieux norrois en leur désignant l'ours. Des hommes suivirent l'animal, préférant laisser Niels et l'esclave. Quelques uns restèrent, plus par curiosité de voir la confrontation entre le fils de Loki et cette étrange étrangère.

Niels songea qu'il venait peut-être d'assister à l'intervention de dieux. Peut-être avaient-ils cherchés à faire comprendre à Niels l'importance de cette esclave. A présent il en était sur, il ne devait pas la laisser filer.

- Tu as mal ?
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MessageSujet: Re: "You don't own me, don't tie me down 'cause I'd never stay" - [Niels Lokisson]   Ven 15 Déc - 18:31

Le cerveau de Terika tournait à une vitesse folle. Elle était donc bel et bien capable de faire de la magie, cette fois elle en avait la certitude. En revanche c’était une magie bien plus primitive que ce dont elle était capable et surtout, complètement aléatoire. Elle ne savait trop quelle attitude adopter face à cette nouvelle. D’un côté cela signifiait que tout espoir n’était pas perdu, qu’il y avait des chances pour qu’un jour elle retrouve un contrôle total sur son don, mais d’un autre dans la situation actuelle, c’était une handicape et non des moindre. Elle se trouvait complètement démunie face à des guerriers sanguinaires qui n’avaient pas l’intention de lui réserver un traitement des plus plaisants.

Du mouvement face à elle lui fit relever la tête. Le Jarl entreprenait de descendre de son trône de pierres probablement pour voir le phénomène de plus près. La mage nota la façon inhabituelle qu’il avait de se mouvoir et comprit rapidement qu’il n’avait pas l’usage de ses jambes. Elle aurait peut-être eu une réaction si elle n’avait pas trouvé sa façon de la regarder encore plus étrange ; il ne semblait pas choqué ni spécialement effrayé juste… curieux. Elle le laissa approcher la main de son collier sans réagir. Était-il complètement idiot ? Ou bien la démonstration de son fidèle homme de main ne lui avait pas suffi et il fallait qu’il vérifiât par lui-même ce que ses yeux refusaient de croire ?
Terika s’attendait à entendre le grésillement de la chaire qui brûle et l’odeur de viande cuite qui s’en suivait mais rien ne vint. Pourtant il avait bien la main sur le collier, elle pouvait sentir les doigts du Comte lui frôler le cou. Son expression de dédain se mua en une surprise sincère, si bien qu’elle ne réagit même pas quand il donna l’ordre de faire sortir l’ours. De toute façon à s’agiter de la sorte il était plus un danger pour lui-même que pour son entourage et il valait mieux pour lui qu’on le sorte de la pièce. Les yeux du Jarl étaient de nouveau plantés dans les siens et avaient perdus pendant un instant tout éclat de malice pour laisser place à de la curiosité pure. Si Terika n’avait pas autant haït leur propriétaire, en cet instant elle aurait presque pu les trouver beaux. Elle ne retrouva sa contenance qu’une fois que Niels s’adressa à elle. Elle leva un sourcil interrogateur. S’inquiétait-il pour elle ? Elle en doutait fortement mais elle ne comprenait pas le sens de sa question. Pourquoi aurait-elle mal puisqu’elle était responsable de ce prodige ?

- Bien sûr que non, répondit-elle comme si c’était l’évidence même.

Puis elle s’empara de la main du Jarl, celle-là même qui s’était posée sur son collier sans se brûler. Elle plissa les yeux en observant la paume qu’elle caressait du bout de ses doigts. La chaire ne portait aucune marque et était à peine chaude, comme si au lieu du fer rouge il avait posé la main sur un simple radiateur.

- Mais toi, pourquoi tu ne brûles pas ?  dit-elle en ramenant ses yeux bruns vers le visage du Comte, sondant son regard avec méfiance comme pour y chercher une réponse à sa question.

L’homme qui se trouvait en face d’elle était-il aussi mage en plus d’être Jarl ? Pourtant elle aurait dû le sentir si c’était le cas. Ou du moins si elle était dans le monde des humains elle l’aurait senti pour sûr. Mais avec-elle également perdu cette capacité là ou bien était-ce l’atmosphère gorgée de magie de cet univers qui lui faisait perdre ses repères ?
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MessageSujet: Re: "You don't own me, don't tie me down 'cause I'd never stay" - [Niels Lokisson]   Ven 15 Déc - 21:35

Elle semblait surprise de voir qu'il n'avait rien, tout comme il l'avait été pour son cas à elle. Elle n'avait pas mal ? Le fer ne l'avait donc pas brûlé comme il aurait du le faire ? Comme pour se convaincre qu'il n'avait rien, elle attrapa la main du jarl et l'inspecta. Aucune trace de brûlure ni de coup de chaud. Sa main était intacte tout comme le cou de l'esclave. Il sentait ses doigts caresser sa main, cherchant le moindre relief douteux. Elle avait des doigts délicats et doux, loin de ceux d'une femme qui aurait passé sa vie à travailler le sol et encore plus loin de la main rugueuse de Niels.
Elle lui demanda pourquoi il ne brûlait pas.
Niels esquissa un petit sourire en coin et décida de lui révéler la vérité la dessus. Il se rapprocha un peu d'elle pour presque le lui murmurer, comme une confidence qui n'en était pas vraiment une.

- Jarl Niels Slangeben, fils de Loki et du serpent de Midgard. A cette annonce le peu d'hommes du jarl présent dans la pièce semblèrent bomber le torse. Ils avaient reconnu le nom de Loki et se doutaient qu'il se présentait à présent sous un titre plus complet.

Le jarl retira sa main et s'adossa contre l'autel. Il croisa les bras et planta une fois de plus son regard de celui de la fille. Il semblait réfléchir. Il cherchait à comprendre pourquoi elle s'était retrouvée la devant lui. Pourquoi le destin l'avait conduit à lui. Il restait persuadé qu'elle n'avait pas été envoyée à lui sans raison, pas une esclave avec de tels pouvoirs. Il savait que la magie existait par ici, il avait vu une reine s'en servir avant qu'ils ne s'établissent dans ce village.

- Tu viens d'où ?

Pas qu'il s'intéressait vraiment à son histoire mais il était curieux d'en apprendre un peu plus, peut-être y trouverait-il un indice.
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MessageSujet: Re: "You don't own me, don't tie me down 'cause I'd never stay" - [Niels Lokisson]   Ven 15 Déc - 22:58

En réponse à sa question, Niels se rapprocha d’elle comme pour lui murmurer à l’oreille. Elle faillit avoir un mouvement de recul, elle était toujours en colère contre lui après tout, mais la curiosité était trop forte. Son souffle lui chatouilla la joue alors qu’il déclinait son identité complète.

- Loki et Jörmungand…
chuchota-elle les yeux dans le vague plus pour elle-même que pour qui que ce soit d’autre, assez fière de se souvenir de ses leçons de Mythologie Scandinave.

Un demi-dieu. Voilà qui expliquait bien des choses à commencer par sa résistance à la brûlure. Elle se demanda s’il avait d’autres pouvoirs mais s’abstint de le lui poser la question au cas où il déciderait de lui en faire une démonstration trop directe.
Elle était fascinée. Sa mère lui avait beaucoup parlé des demi-dieux mais elle n’en avait encore jamais rencontré. Il faut dire que dans le monde des humains les dieu de l'Ancien monde se faisaient rares (et par conséquent leur engeance aussi), ce qui pouvait s’expliquer par leur présence dans ce monde-ci. Après tout s’ils y avaient de fervents fidèles pourquoi s’éterniser dans un univers ou tout le monde ne croyait plus qu’en la technologie et le progrès ? Le jeune Jarl s’éloigna quelque peu et la regardait avec intérêt, semblant perdu dans ses pensées. Terika, toujours à genoux en face de lui devait lui renvoyer un regard similaire car sa tête fourmillait de questions auxquelles elle aurait espéré qu’il apporte des réponses. Elle devait se mordre la lèvre pour se rappeler qu’elle était censée le détester pour la façon dont il la traitait et que lui poser des questions d’une voix enthousiaste ne véhiculerait certainement pas cette impression.
Ce fut lui qui rompit le silence en lui demandant d’où elle venait. L’expression de Terika se changea en une moue pincée. Elle devait lui répondre, après tout il l’avait fait à sa précédente question. Cependant elle ne savait que dire à cette question dont la réponse, avec une famille telle que la sienne, serait forcément longue et complexe. La jeune femme n’avait pas envie de s’étendre pendant des heures sur sa famille, et de toute façon elle doutait qu’il eut la patience de l’écouter aussi longtemps, mais elle souhaitait tout de même qu’il comprenne qu’il ne s’adressait pas à n’importe qui et que la traiter comme un animal, ça allait bien cinq minutes.

- Pas d’ici, commença-t-elle après une hésitation, quand les deux mages les plus puissants de la Terre en eurent assez de la bêtise humaine, ils créèrent leur propre monde et en devinrent les dieux. Je viens de là-bas, et ces dieux ce sont mes parents.

Bon ce n’était pas exactement ça… mais ce n’était pas entièrement faux non plus. Merlin avait réellement créé la dimension sous le lac pour Viviane et celle-ci l’y avait réellement enfermé quand elle en avait eu assez qu’il s’empresse de rejoindre le Roi Arthur dès que celui-ci le sifflait et ils régnaient réellement sous le lac au-dessus de toute créature qui y vivait… Et puis de toute façon Terika n’allait pas commencer à raconter toute l’histoire de Merlin, Viviane et des Chevaliers de la Table Ronde sinon ils y seraient encore demain. Niels devrait se contenter de cette réponse.
Elle s’assit plus confortablement en tailleur et posa la question qui lui brûlait le plus les lèvres.

- Tu as quel âge ?

Question paraissant insignifiante et saugrenu après les révélations qui venaient d’être faites mais à laquelle Terika n’arrêtait pas de penser depuis que le Jarl lui avait avoué sa nature divine.
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MessageSujet: Re: "You don't own me, don't tie me down 'cause I'd never stay" - [Niels Lokisson]   Sam 16 Déc - 22:40

Il attendit une réponse, et elle ne tarda pas à arriver. Elle comparait ses parents à des dieux. Deux grands mages qui s'étaient élevés pour devenir dieu de leur propre monde ? C'était peu commun mais ça ne lui semblait pas impossible, pas si ses parents avaient de puissants pouvoirs.
Mais dans ce cas.... comment est-ce que leur fille s'était retrouvée dans une telle situation ? Un instant il se demandait si ce n'était pas volontaire, de sa part à elle ou de ses parents.... Il avait du mal à imaginer que la fille de dieux ayant créés leur propre monde puisse si facilement se faire capturée et rendu à l'état d'esclave.

- Plus de vingt ans.

Il ne savait plus précisément combien. Il s'en moquait assez pour tout dire. Il avait la vingtaine et c'était ce qui importait. Il était immortel, du moins c'est ce qu'on supposait. Si c'était vrai alors il avait l'éternité pour se soucier de son âge. Pour Niels ce n'était qu'une vague indication, rien de très important. On ne lui demandait jamais son âge et on ne le fera sans doute jamais à l'avenir, sauf peut-être de façon anecdotique.

L'esclave semblait plus à l'aise. Niels songea qu'elle l'était sans doute quand elle parlait puisque c'était toujours au moment de parler d'elle même qu'elle se décontractait un peu. Elle devait avoir l'impression de reprendre un peu le contrôle de la situation. Nul doute qu'elle n'était pas habituée à se retrouver dans cette position.
Le jarl se redressa et lui attrapa presque avec douceur le menton. Il inspecta alors la plaie de la demoiselle, l'effleurant doucement avec son pouce. De l'autre main il fit signe à ses hommes de sortir de la salle. Bientôt il ne resta plus qu'eux deux, face à face.

- Parce que tu as un don je t'autorise à garder tes cheveux longs et tes vêtements si tu veux. Mais tu reste mon ambát. Si tes parents viennent te rechercher je te libérerais. Si tu es gentille me me monterai gentil. Compris ?
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MessageSujet: Re: "You don't own me, don't tie me down 'cause I'd never stay" - [Niels Lokisson]   Dim 17 Déc - 0:54

La jeune femme se senti extrêmement déçue quand il lui donna son âge. Ses traits s’affaissèrent de dépit. Quand il lui avait révélé son statut de demi-dieu, elle avait vraiment espéré avoir rencontré quelqu’un comme elle, immortel, vieux et jeune à la fois. Ses espoirs venaient à peine de voir le jour mais s’éteignaient tout aussi vite. D’un autre côté, n’aurait-elle pas dû se sentir soulagée que cet autre immortel ne soit pas ce garçon détestable, violent et prétentieux ? Après tout il l’avait affublée du collier des esclaves de façon complètement injuste et gratuite. Non, elle ne voulait certainement pas avoir un quelconque point commun avec lui. Encore moins une chose qui avait autant d’importance pour elle.

Elle tressaillit quand il lui attrapa le menton et caressa sa plaie qui la piqua un peu mais elle n’en fit rien paraître. Il y avait presque de la douceur dans son geste. Rien à voir avec tout à l’heure. Pourquoi ? Qu’avait-elle pu dire ou faire qui lui ai autant fait changer d’attitude à son égard ? Cela voulait-il dire qu’il croyait en son histoire ? Allait-il la libérer ? Terika essaya de lire une quelconque réponse dans ses traits mais son expression restait indéchiffrable. D’un simple geste il avait fait sortir les quelques-uns de ses hommes qui étaient restés dans l’église sans pour autant lâcher du regard. La jeune fée avait complètement oublié la présence des autres vikings pendant un moment. Et pour être honnête qu’ils soient ici où dehors lui iomportait peu. Elle ne les craignait pas. Seul Niels l'interessait, à cause de ses origines divines bien entendu.
Ce ne fut quand le dernier des guerriers eut fermé la porte derrière lui qu’il s’adressa de nouveau à la jeune femme. Elle papillonna des yeux comme si elle sortait d’un rêve éveillé, puis fronça les sourcils d’un air grognon.

- Mes parents ne viendront pas, lâcha-t-elle, ils ne savent pas où je suis.

Ainsi donc il n’avait pas changé d’avis et comptait toujours faire d’elle son esclave… Au moins il ne toucherait pas à sa précieuse tignasse ce qui était plutôt une bonne nouvelle. Terika réfléchissait à toute vitesse. S’enfuir maintenant serait probablement impossible sans ses pouvoirs, et même si elle renouvelait un prodige tel que celui un peu plus tôt, elle avait tellement peu de contrôle sur sa magie qu’elle serait capable de faire tomber un arbre sur sa propre tête en voulant lancer un sortilège contre les vikings qui tenteraient de la rattraper. Non, mieux valait jouer le jeu pour le moment et tenter une évasion plus tard, quand ils la croiraient domptée et inoffensive. De plus, même si Terika aurait préféré s’arracher la langue plutôt que de se l’avouer, elle voulait en savoir plus sur Niels. C’était peut-être sa seule occasion de côtoyer d’aussi près un demi-dieu comme ceux qui fourmillaient dans les légendes de l’Ancien Monde.

- Bien, finit-elle par dire l’air vaincu, mais si quelqu’un d’autre que toi pose la main sur moi je ferais en sorte que ce qui vient d’arriver à ce collier se reproduise sur ce qui pendouille entre ses jambes.

Ce disant elle toucha avec le doigt ledit collier qui était encore chaud mais qui à présent ne rougeoyait plus.

- Si tu m’accordes ça, maître, continua-t-elle en appuyant sur ce dernier mot, alors je saurais être très, très gentille.

Un sourire mesquin apparu sur ses lèvres alors qu’elle se penchait vers le Jarl avec une lueur provocatrice dans le regard.
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MessageSujet: Re: "You don't own me, don't tie me down 'cause I'd never stay" - [Niels Lokisson]   Dim 17 Déc - 22:36

Lorsqu'elle lui annonça que ses parents ne viendraient pas parce qu'ils ignoraient où elle se trouvait, il esquissa une petite moue triste pour se moquer d'elle.

- Pauvre enfant. C'était gratuit.

Niels la lâcha mais ne la quitta pas du regard. Il avait les yeux plantés dans les siens, comme si rien autour n'existait à cet instant. Ils étaient juste eux deux, yeux dans les yeux, cherchant à comprendre l'autre.

Niels n'avait pas l'intention de laisser quique ce soit d'autre que lui toucher à cette nouvelle tignasse. Elle avait l'attrait de l'exotisme en plus de pouvoirs et d'un rôle important, il en était convaincu. Aucun de ses hommes n'aurait osé s'en prendre à sa propriété, fusse-t-elle simple fille de paysan. Se mettre Niels à dos n'était pas une bonne idée, ils le savaient tous. Nul doute que s'ils avaient quelque chose à reprocher à l'esclave ils iraient directement voir le maître.
Le jarl esquissa un petit sourire entendu.

- Très bien. Nous avons un accord.

Il préférait pour l'heure lui faire croire qu'elle avait obtenu d'elle même ce qu'elle voulait, lui donner l'impression qu'elle avait le pouvoir la dessus. Niels se dit qu'elle devait essayer de faire pareil, c'était une stratégie assez basique après tout et dans le cas de Sif c'était une stratégie de survie.

Niels eut un léger mouvement de recul lorsqu'elle se rapprocha de lui. Il s'arrêta vite et rapprocha à son tour un peu plus son visage du sien, un sourire au coin des lèvres. Il lui tapota doucement la joue avant de reculer.

- Bien. Ce soir tu me serviras mon repas. Je te laisserais sans doute y goûter. Tu dois avoir faim après ta cavale.
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MessageSujet: Re: "You don't own me, don't tie me down 'cause I'd never stay" - [Niels Lokisson]   Lun 18 Déc - 1:15


Terika haussa les épaules à la remarque de Niels. « Pauvre enfant . », peut-être… surement… mais en l’occurrence elle n’avait pas spécialement cherché à se plaindre, elle avait juste évoqué un fait. Elle s’amusa du terme « enfant » en revanche, il essayait de faire le malin mais elle avait au moins l’âge d’être son arrière-arrière-arrière-arrière-arrière-grand-mère. Elle finirait bien par apprendre à ce jeune freluquet se donnant des airs de prince à respecter les anciens.

Il accéda à sa requête et la mage eut un petit sourire satisfait. C’est qu’ils arrivaient à communiquer à présent. A vrai dire, Niels semblait plus… détendu à présent que ses hommes étaient sortis de la petite église. Il était moins dur, plus humain. La fée ne doutait pas qu’il ne devait pas être simple de se faire respecter par ces combattants des temps anciens. C’était d’autant plus impressionnant à cause de son handicap, ses jambes défectueuses. Si ce défaut était de naissance, il était surprenant qu’il ait survécu son enfance au sein d’un peuple où la bonne santé physique de chaque individu était importante à la survie du groupe. S’il avait perdu l’usage de ses jambes au cours d’une bataille, accident de chasse ou autre, il était étonnant qu’il ait réussi à maintenir sa position de Jarl et surtout l’estime de ses hommes aussi longtemps (de ce que Terika avait vu il se mouvait avec trop d’aisance pour que sa blessure date d’hier). Un viking ambitieux aurait sauté sur une telle occasion de devenir Jarl facilement en éliminant ce Jarl « défectueux ». Son statut de demi-dieu seul d’aurait pas suffi à se faire autant respecter de ses hommes. Pendant un temps, certes, mais si il n’avait pas eu la force d’esprit et la poigne requise pour les diriger, ils auraient tous fini par porter allégeance à un autre meneur. Terika comprenait pourquoi il avait dû se montrer si féroce un peu plus tôt (mais elle ne lui pardonnait toujours pas de l’avoir malmenée, elle). Cependant cela semblait insuffisant à la mage pour s’en faire des guerriers aussi fervents, il devait forcément y avoir autre chose qui les poussait à rester et elle se demandait bien quoi.

Terika pouffa lorsqu’il se recula vivement. Pas très joueur. Son sourire disparu bien vite alors qu’il lui tapotait la joue pour se transformer en une expression confuse. Etait-ce une geste affectueux ou bien machinal comme on tapoterai la tête de son chien quand il a bien donné la patte.
Elle se recula à son tour, s’appuyant en arrière sur ses bras, toujours assis en tailleur. Les yeux dans le vague elle essayait de se souvenir à quand remontait son dernier, et seul, repas de la journée. Elle ne savait pas combien de temps elle avait dormi dans la voiture mais vu la position du soleil quand elle était arrivée dans la clairière, on était bien en milieu d’après-midi. Son estomac ne tarderait pas à crier famine et il restait encore plusieurs heures avant le souper.

- Comment as-tu appris la langue de… de ce monde ? finit-elle pas demander en se levant d’un pas tranquille.

Contournant l’autel, elle s’approcha du corbeau qui se tenait toujours perché derrière. Elle se tint à une distance respectable pour regarder l’animal qui n’avait pas cessé de les regarder durant toute leur conversation. Ce n’était pas un corbeau comme les autre et elle n’avait pas besoin de 314 ans de pratique des sciences magiques derrière elle pour le sentir. Elle leva finalement un bras accueillant dans sa direction et lui fit savoir son désir de le saluer en bonne et due forme.
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MessageSujet: Re: "You don't own me, don't tie me down 'cause I'd never stay" - [Niels Lokisson]   Lun 18 Déc - 1:58

Au-dessus de la tête d'un pauvre damné suspendu sur sa grande croix, Muninn picorait gaiement un bout de nez en observant de son œil banc les prodiges dont était capable cette esclave. Ce dialogue le laissait perplexe et les énergies qu'il ressentait venant de cette fille lui apparaissaient surprenantes.

A l'origine, cette petite campagne l'avait laissé bien indifférent. Voilà des jours que la joyeuse troupe s'occupait entre pillage et grandes joies. Le corbeau se lassait et songeait qu'après le repos des guerriers dans le village, sans doute se montrerait-il dans les songes du fils du serpent pour lui rappeler à sa divine mission. Muninn s'ennuyait de voir tout ce déferlement inutile et cette agitation qui n'avait de productive que la distraction d'une bande de soldats dégénérés.

Lorsque la fille était entrée, Muninn était sorti d'un sommeil paresseux et avait observé sagement son petit jeu. Les liens qui avaient disparus. Muninn n'en dit rien. Muninn songeait qu'une femme seule, toute magicienne fusse-t-elle, n'aurait guère à gagner d'une révolte dans une telle situation. Mais lorsqu'elle rugit en fureur après de longs échanges de courtoisie avec son nouveau maître, le corbeau s'éveilla brusquement. Il se penchai depuis son piédestal et regardait avec une attention particulière cette sorcière. Muninn avait beaucoup de respect pour le jarl car Muninn observait chez lui des réactions sages mais néanmoins prudentes.

Le silence était retombé dans le sanctuaire. L'écho roulait contre la pierre et s'enfonçait dans les combes, dans un chant sinistre. Le calme était revenu et Muninn ne lâchait guère du regard cette esclave qui avait gagné le respect du champion. Le corbeau devrait certainement s'en méfier : Le jarl était souvent arrogant dans la conviction de ses propres compétences et les humains se méfiaient peu des esclaves. Un coup de poignard au milieu de la nuit était si vite arrivé. La sorcière et sa magie auraient tant d'occasions de menacer l'élu d'Odin que Muninn songeait qu'une attention toute particulière devait lui être accordé.

Lorsqu'elle s'approcha, Muninn se redresse vivement, comme prêt à prendre son envole. Le cou long et le regard bas. Cependant, son attitude lui apparut respectueuse. Il immobilisa son élan et pencha la tête à droite. Puis à gauche. Déplia légèrement ses ailes. Puis, il les ouvrit doucement et se laissa lentement planer près du jarl. Muninn désirait lui signifier l'importance qu'avait le demi-dieu pour lui. Si Niels pouvait bien se demander ce que lui voulait l'animal, ce dernier avait toute l'attitude envers lui de l'animal apprivoisé. Détendu à ses côtés, il ne se méfiait d'aucun de ses mouvements, même les plus brusques.

Toutefois, son intérêt pour la jeune fille ne s'arrêta pas là et il le laissa traduire par l'insistance de son regard. De mouvements secs de la tête, il l'observait sous tous les angles. Et, sans s'approcher, il pencha la tête vers elle et se baissa doucement. Il claqua du bec pour ensuite laisser échapper un croassement léger qui roucoulait dans sa gorge.
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MessageSujet: Re: "You don't own me, don't tie me down 'cause I'd never stay" - [Niels Lokisson]   Lun 18 Déc - 2:19

Niels appréciait jouer avec elle. C'était ce qu'elle risquait de devenir : un nouveau jouet. Il ne savait pas encore tout à fait comment l'utiliser et quel serait sont importance alors dans le doute il préférait se la jouer fine, éviter de l'égorger dès le début. Il voulait savoir ce qu'elle valait et à quoi elle servirait. Si elle disait vrai sur ses origines peut-être ferait-elle une bonne monnaie d'échange, ou un moyen de pression. S'il s'en faisait une alliée il pourrait toucher le jackpot. Mais il était hors de question qu'il la libère, pas sans avoir eut ses informations. Pour l'heure et jusqu'à ce qu'il soit prouvé devant lui et ses hommes ce qu'elle valait vraiment, il était hors de question qu'elle devienne une femme libre.

- Par les esclaves. Beaucoup parlent cette langue, c'est utile pour le commerce et les négociations. Si négociation il y avait à faire.

Connaître la langue de ses ennemis était toujours un plus. Connaître celle de ses esclaves aussi, cela évitait parfois des conspirations. Niels était, pour ceux qui ne le connaissait pas, rien d'autre qu'un estropié. Il avait dut leur prouver que ce n'était pas le cas. Ses hommes lui étaient fidèles parce qu'ils connaissaient sa valeur. Combien de fois on ne lui avait pas dit, lorsqu'il était gosse, que d'apprendre à manier les armes ne lui servirait à rien plus tard. Un estropié n'avait pas sa place sur le champ de bataille. Foutaises.

L'esclave alla déranger le corbeau resté dans son coin à observer la scène. Niels tourna la tête et se décala légèrement pour pouvoir avoir une vue dégagée sur ce qu'il se passait. Le corbeau semblait méfiant mais pas dénué d'intérêt. Il préféra cela dit se rapprocher de Niels plutôt que de la fille. Ca lui semblait tout à fait normal. L'oiseau était arrivé avec eux et avait souvent tourné autour du jarl. Il avait un oeil différent de l'autre et Niels y avait vu la un signe.

- Pourquoi l'homme t'as traité de voleuse ? Pourquoi la fille d'aussi puissants mages incapables de savoir où tu es s'est laissé attraper si facilement ?

Il était temps d'en venir aux questions.
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MessageSujet: Re: "You don't own me, don't tie me down 'cause I'd never stay" - [Niels Lokisson]   Mar 19 Déc - 2:35

Terika observa l’envol gracieux du corbeau. Du fait de son enseignement dans la tradition druidique, la jeune femme ne considérait pas l’animal comme un symbole de mauvais augure contrairement à certains de ses pairs magiciens plus contemporains. Certes, à sa naissance la civilisation celte avait déjà disparue de la surface de la Terre mais sous le lac, Viviane avait fait en sorte de la baigner dans cette culture que l’apprenti considérait sienne, de lui en parler la langue et lui en rapporter toutes les traditions orales. Elle connaissait le nom des dieux sur le bout des doigts ainsi que leur rôle dans la société. Elle en avait même rencontré quelques-uns qui avaient pris refuge sous le Lac de Diane, chassés par la monté en puissance du Dieu Unique. En vérité, Terika ne les avait pas trouvés très impressionnants. Privés des attentions et des prières, ils avaient beaucoup perdu de leur superbe d’antan et choisissaient souvent de vivre en ermites dans une des nombreuses forêts qui poussaient sous le lac.

Elle regarda le corbeau tournoyer autour de son protégé avec un petit sourire entendu comme si elle avait compris le message. Maintenant qu’elle y pensait, les corbeaux dans la culture celte avait exactement les même fonctions que chez les vikings. A vrai dire c’était loin d’être le seul point qui rapprochait les deux mythologies. Présages de guerre, psychopompes, messagers des dieux, êtres surnaturels étaient parmi leurs points communs les plus évidents. A ce propos cet oiseau en particulier ne lui semblait pas être tout à fait banal ; il possédait une personnalité plus complexe que le corvidé commun. Quant à savoir l’exactitude de sa nature, la fée n’était pas encore assez sûre pour se prononcer. Une raison de plus pour traîner dans les environs.

- Tous les Jarlar ne peuvent pas se vanter d’avoir des protecteurs aussi loyaux, dit-elle en s’adressant à Niels en s’appuyant sur l’autel.

Elle était d’ailleurs assez étonnée de ce qu’il lui avait révélé quelques instants plutôt, elle ne se serait pas doutée qu’un homme de cette importance prenne la peine d’apprendre la langue de ses esclaves. Même si ses motivations étaient plus que valable, elle se serait plutôt attendue à ce qu’un Jarl emploie un interprète ou un esclave bilingue en qui il pouvait accorder sa confiance. Bien que la confiance n’était pas le genre de valeur prédominante dans la personnalité de son interlocuteur.

Terika soupira doucement à la question de Niels. Un éclat doré attira son œil dans la nef au milieu de ce qui aurait dû être l’allée central si les bancs de bois s’étaient trouvés à leur place. Un rayon du soleil se reflétait sur la surface du métal précieux dans lequel avait été coulée la croix enfoncée un peu plus tôt dans l’orbite de son faux bienfaiteur. La jeune femme franchit les quelques pas qui la séparait de l’objet, sûrement retirée et jetée nonchalamment sur le sol par l’un des guerriers qui avaient aimablement escorté le fermier vers la sortie. Elle sentait le regard du Jarl sur sa nuque alors qu’elle le ramassait.

- Parce que cette canaille était un menteur, et un voleur. Mais cela tu le savais déjà, annonça-t-elle en agitant la croix encore toute gluante du sang de la victime du Jarl dans sa direction.  

Elle retourna s’assoir auprès de son… maître –puisque c’est ainsi qu’il fallait l’appeler à présent- et lui tendit son bien.

- Quant au reste, eh bien… j’ai désobéis à ma mère en venant ici, mais je ne savais pas que l’air de ce monde me rendrait… malade.

C’était une façon comme une autre d’expliquer simplement sa condition même si elle sentait bien que ce ne serait probablement pas suffisant pour le Jarl.

- La magie est différente ici, plus sauvage. Réapprendre à la dompter me prendra peut-être un peu de temps mais cela ne change pas qui je suis, ce que je connais et ce que je vois.

Elle eut une hésitation puis tenta une action pour le moins téméraire considérant sa position actuelle d’esclave.

- Je peux ? demanda-elle en tendant une main vers les jambes du Comte.

Elle se prit à regretter son geste immédiatement après l’avoir entreprit mais il était à présent trop tard pour revenir sur ses paroles. Comme pour détendre l’atmosphère et prouver sa bonne foi elle ajouta avec un petit sourire, le premier qui était sincère depuis qu’elle avait mis les pieds dans le campement des hommes du Nord :

- Lugo, si je fais du mal à ton protégé je m’engage à me laisser picorer les yeux jusqu’à ce que mort s’ensuive, dit-elle en lançant un regard amusé en direction du corbeau.
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MessageSujet: Re: "You don't own me, don't tie me down 'cause I'd never stay" - [Niels Lokisson]   Dim 7 Jan - 23:25

Le jarl l'écouta avec attention. Elle avait raison, le fermier était un parfait abruti, un menteur et un voleur. Mais un abruti avant tout. Pour le jarl il n'avait eut que ce qu'il méritait.
Malgré ses explications, cela ne répondait pas vraiment à sa question. Elle s'était faite prendre par un abruti, voila le simple résultat. Elle n'était surement pas aussi futée qu'elle s'en donnait l'air. Niels esquissa un petit sourire en l'entendant parler de la magie. Il reprit la croix et la posa à côté de lui. Le métal dont elle était faite leur serait surement utile mais sans doute faudrait-il d'abord le fondre. Il n'était pas sur que les chrétiens apprécieraient d'être payé avec une croix qu'ils n'auraient pas de mal à deviner volée.

Lorsqu'elle se tourna vers le corbeau pour tenter de les rassurer sur ses intentions, Niels posa sa main sur sa joue pour ramener son visage vers lui. Il lui adressa alors un petit sourire taquin.

- Essaye de me soigner et ce sont tes jambes qui termineront inutilisables. Mhh ?

Il lui tapota légèrement la joue comme on ferait à un enfant puis écarta les bras et jeta un coup d'oeil à ses propres jambes puis à Sif l'air de dire "vas-y".
Certes il avait souvent envié les autres et l'usage de leurs jambes mais dans sa condition s'était différent. S'il commençait à devoir apprendre à les utiliser ça risquerait de lui prendre du temps et sa crédibilité lorsqu'on le verrait chuter à tout bout de champs. Il n'était pas cette petite sirène naïve, il était jarl et avait plutôt tendance à effrayer les autres qu'à leur faire pitié. Ca devait continuer ainsi. Le fait qu'il était estropié lui avait fourni sa rage et sa fureur, il avait apprit à utiliser sa tête plus que ses jambes et était parvenu la où il était sans ses jambes. Il était hors de question qu'on ne le prenne plus au même sérieux qu'avant. Il effrayait parce qu'il avait l'air d'un serpent, parce qu'il était estropié et qu'on avait plus de mal à s'imaginer battre par lui que par un autre, du moins à la première rencontre. La chute de ses ennemis n'en était que plus grande et on se souvenait de lui comme de Niels l'estropié, son nom était déjà fait.
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MessageSujet: Re: "You don't own me, don't tie me down 'cause I'd never stay" - [Niels Lokisson]   Lun 8 Jan - 1:44

Terika ne pu s’empêcher de lui rendre son sourire mutin sans prononcer un mot. Loin d’elle l’idée de le soigner. Premièrement le Jarl n’avait rien fait pour mériter cette faveur de la part de Terika et deuxièmement (et surtout) dans l’état actuel de ses capacité magiques, essayer de soigner qui que ce soit ne résulterait qu’a une catastrophe. La jeune femme n’osait même pas imaginer quel désastre elle pourrait provoquer cette fois. Lui changer les jambes en pattes de poule (au moins il serait peut-être en état de marcher, on ne pouvait pas tout avoir) ? Les lui couvrir de pustules et de boutons ? Ou tout bêtement lui faire exploser la tête… Non la jeune fée préférait ne même pas y penser. Ce qu’elle voulait faire en réalité touchait a de la magie beaucoup plus intuitive et beaucoup plus brute. Il s’agissait en fait moins de magie que de maîtrise de flux énergétique, d’ouverture de l’esprit etc. Heureusement que Terika était plus douée à la pratique qu’à la théorie. Elle marchait beaucoup à l’instinct et avait souvent des difficultés à expliquer comment elle réalisait certains de ses prodiges. Contrairement à sa mère elle aurait fait un bien piètre professeur.  

Dans tous les cas, maintenant qu’elle avait mis les pieds dans le plat, autant manger la soupe… ou une expression du genre. Elle laissa la main calleuse de son jeune maître s’attarder un peu sur sa joue et à sa surprise il lui donna son accord pour… il ne savait même pas ce qu’elle voulait faire. Lui qui s’était montré extrêmement méfiant envers tout et tout le monde semblait lui accorder à présent beaucoup trop de confiance. Terika ne savait pas si elle devait s’en réjouir ou s’en alarmer.
Prenant sa respiration elle s’agenouilla devant le jeune homme et se pencha pour poser doucement une main sur chaque jambe. Elle leva vers lui un dernier regard puis ferma les yeux en expirant doucement pour se détendre, et rentrer à l’intérieur d’elle-même. Elle psalmodia quelques formules en langue celtique dont le rythme régulier et les rimes rondes l’aidaient à se concentrer. Puis elle laissa son esprit « se disperser » selon ses propres termes. Quand elle rouvrit les yeux, ils étaient complètement retournés dans leurs orbites, on en voyait que le blanc.

Elle rompit le contact au bout de quelques secondes. Elle avait es fourmillements du bout des doigts jusqu’aux coudes mais elle souriait, satisfaite. Elle n’avait donc pas tout perdu.

- Niels Slangeben Lokisson, dit-elle d’une voix un peu rauque, tu ne t’es pas blessé au combat comme je l’ai d’abord cru, tu es né ainsi… Eclipse, serpent, eau, feu, air, continua-t-elle en vieux norrois en ce balançant légèrement d’avant en arrière.

Les images vivides quelques secondes plus tôt se diluaient peu à peu dans son esprit. Ce n’était pas grand-chose mais pour une première fois dans cet univers, elle n’avait pas cherché à aller trop en profondeur de peur de provoquer une catastrophe. De plus elle aurait probablement pu en voir d’avantage si elle avait été en contact direct avec sa peau mais Terika ne se jugeait pas assez proche de Niels pour lui demander de se mettre cul-nu dans une église en ruines au milieu des bois.
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MessageSujet: Re: "You don't own me, don't tie me down 'cause I'd never stay" - [Niels Lokisson]   Mar 9 Jan - 0:59

Niels la laissa faire. Il eut un léger frisson lorsqu'elle posa la main sur lui. Il ne la sentait pas mais la voir faire ne lui plaisait pas forcément plus que ça. Il la surveilla, d'abord en gardant le regard sur ses mains puis sur son visage. Il crut sentir son coeur s'arrêter et faire un bond lorsque les yeux de l'esclave devinrent blancs. Avait-elle des dons de voyance ? Si son petit tour précédement l'avait étonné, la il aurait presque été effrayé.

Lorsqu'elle revint a elle même et lui dévoila ce qu'elle avait découvert, il l'observa avec des yeux d'enfant, émerveillé par ce qu'elle en avait tiré. Elle le fascinait. Il ne la laisserait pas partir, pas de sitôt.
Niels lui attrapa le visage et l'inspecta une fois de plus, sous tous les angles. Il attarda son regard sur son corps, devinant les courbes sous sa tenue.

- Demande une bassine d'eau et lave toi. Je vais demander qu'on t'apporte une tenue propre, celle-ci empeste déjà.

Il la lâcha et se reposa contre l'autel avant d'annoncer comme une évidence.

- Ce soir tu dors près de moi. Ainsi personne n'essayera de te toucher. Tente de me tuer et tu ne sortiras jamais vivante de ce campement.

Il préférait la mettre en garde une fois de plus, s'assurant qu'elle comprenne bien le message. Des hommes gardait le campement durant la nuit et ne laissaient personne entrer ou sortir. De même la chambre de fortune réserbée à Niels n'avait pas de murs assez épais pour retenir des cris si une attaque avait lieu. On ne la laisserait surement jamais sortir de la pièce seule en pleine nuit et si elle y parvenait, on la traquerait pour l'exécuter comme un vulgaire porc.
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MessageSujet: Re: "You don't own me, don't tie me down 'cause I'd never stay" - [Niels Lokisson]   Mar 9 Jan - 21:23

Terika nota quelque chose de différent dans la façon dont son nouveau propriétaire la regardait après son petit numéro. Pour la première fois elle se dit qu’elle avait dû vraiment l’impressionner. Elle espérait que cela le pousserai à la traiter avec un peu moins de rudesse. Elle se laissa une nouvelle fois inspecter sans bouger, mais ne manqua pas de noter la façon dont les yeux du Jarl s’étaient attardé sur la cambrure de ses hanches et le galbe se sa poitrine mal dissimulé sous sa chemise en lin. Un petit sourire apparu sur ses lèvres, elle avait conscience de son physique plutôt plaisant et avait l’habitude du regard des hommes sur sa peau et n’en n’était pas le moins du monde incommodée.

La jeune femme soupira en revanche de plaisir à l’évocation de la bassine d’eau. Elle ne s’offusqua pas de la remarque de Niels concernant son odeur, pour une fois elle était plutôt d’accord avec lui. Les évènements de la nuit et de la journée l’avaient laissée pleine de poussière et de sang et quelques brins de paille étaient encore enfouis dans ses cheveux en bataille. Un brin de toilette serait en effet le bienvenue.
Sa dernière remarque la laissa de marbre. Elle n’avait aucun intérêt à le tuer et n’en avait simplement aucune envie. Aussi énervant était-il pour elle de se l’admettre, elle était fasciné par cet enfant des dieux et souhaitait en découvrir plus à son sujet. Elle n’était pas non plus alarmée à l’idée de dormir à ses côtés. Elle préférait amplement le confort de la chambre du Jarl que les quartiers des esclaves. Elle se demandait en revanche s’il n’y avait pas un prix à payer pour ce confort. Terika n’était pas vraiment ce que l’on pourrait qualifier de prude et pour être tout à fait honnête le regard bleu perçant de Niels ne la laissait pas tout à fait insensible, mais tant qu’il ne lui manifesterai pas un minimum de respect, elle n’avait pas envie de lui faire plaisir. Quel que soit le sens du terme.

Ayant reçu les instructions du Jarl, elle se leva et se dirigea vers la porte de l’église d’un pas léger. Elle ne manqua pas de saluer le corbeau avant de partir. Ses pas se répercutèrent sur les vieilles pierres de l’ancien lieu de culte. Elle trouva un garde à la porte et lui expliqua à grand renfort de geste ce qu’elle, et par conséquent son Jarl, attendait de lui, à savoir qu’il la conduise vers un endroit où elle pourrait se laver.

RP TERMINE
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MessageSujet: Re: "You don't own me, don't tie me down 'cause I'd never stay" - [Niels Lokisson]   

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